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LE PRIX SPECIAL DU JURY POUR LES ELEVES DE SECONDE

Les Ministères chargés de l’Education Nationale et des Outre-Mer, et le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage, ont lancé conjointement le concours national « La Flamme de l’égalité ». Ce concours national mobilise depuis 2 ans tous les établissements scolaires autour de la thématique « Récits de vies : restituer la voix des acteurs et des témoins de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ».

L’enjeu du concours est de conduire une réflexion pour réaliser un projet sur l’histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l’abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains.

 

Le lycée E Herriot s’est engagé dans cette évocation de mémoire en mobilisant des « artistes en herbe » de seconde A et H (enseignement facultative danse et enseignement d’exploration arts du spectacle).

La participation à ce concours est à l’initiative de Mme MIEUR Sabrina, professeur d’Education Physique et Sportive, référent de l’option danse et de l’enseignement arts du spectacle. Elle justifie la mission éducative incontournable de tous les enseignants autour des enjeux citoyens. La démarche originale est d’appréhender une éducation à la citoyenneté par l’intermédiaire du vecteur artistique.

Ce devoir de mémoire s’est également construit avec l’aide d’une équipe pluri disciplinaire enthousiaste : M ELOY Gilles, professeur d’histoire géographie ; M PAYEN Matthieu, technicien de laboratoire ; Mme BICHE Murielle, agent d’accueil du lycée mais également avec le soutien de professionnels comme Mme CASTAN AIN Aurore, danseuse chorégraphe de la compagnie Kalijo ; M LEBEL Eric, producteur réalisateur de films et M BONNOT Xavier Marie, écrivain et réalisateur.

 

Ainsi, d’octobre à mi-janvier, à partir d’un travail de recherches documentaires historiques et iconographiques, les lycéens ont réuni la diversité de leurs talents pour produire une représentation artistique sous la forme d’un film vidéo. Le projet interdisciplinaire « Un long chemin vers la liberté » proposé à ce concours intègre à travers une chorégraphie contemporaine, différentes formes d’expression artistique (chant, danse, théâtre) et de talents techniques (montage vidéo, mise en coiffure et maquillage, réalisation des costumes).

 

Les organisateurs étaient satisfaits car cette année, plus de 137 établissements répartis dans 28 académies ont participé à la 2nde édition du concours « La Flamme de l’égalité ». Au total, c’est plus de 5.000 élèves qui ont proposé 183 projets créatifs et originaux sur la thématique « Récits de vie ». Le jury national réuni le vendredi 31 mars 2017 a désigné les lauréats des catégories « École Élémentaire », « Collège » et « Lycée ». Ainsi, parmi les 65 dossiers présentés au niveau national dans la “catégorie lycée”. Le jury a attribué un PRIX SPÉCIAL DU JURY au projet intitulé « un long chemin vers la liberté » proposé par le lycée Edouard Herriot Sainte Savine.

 

Les prolongements de ce projet sont multiples. En effet, le mardi 9 mai, une projection vidéo dans la restauration scolaire a informé la communauté scolaire du travail effectué par les élèves. Puis, les « artistes en herbe » ont prolongé leur réflexion autour d’une sortie à Paris le mercredi 10 mai (Journée nationale commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition). Ainsi, les élèves ont visité au musée de l’Homme, une exposition intitulée « NOUS ET LES AUTRES – Des préjugés au racisme” puis au musée du Quai Branly – Jacques CHIRAC, ils ont apprécié l’exposition « Picasso et l’art primitif ». Enfin, à l’initiative de Mme THIEBAULT Yasmine, Proviseure du lycée, une cérémonie organisée au lycée le jeudi 11 mai a félicité toutes les personnes engagées dans ce projet.

 

Lors de son allocution, Mme THIEBAULT a retracé les grandes lignes du projet en ces termes : «  Les élèves seconde A et H (enseignement facultative danse et enseignement d’exploration arts du spectacle) ont pris place dans une solide embarcation. Ils ont atteint le rivage un matin de janvier 2017. Le froid glacial n’a pas eu raison de leur détermination. Il en aurait fallu bien davantage pour couler le navire portant le nom prédestiné de « long chemin vers la liberté ». C’est sur cette galère qu’ils ont réalisé une chorégraphie en mémoire de ces milliers d’hommes et de femmes réduits à l’esclavage parce que d’autres hommes, d’autres femmes en avaient décidé ainsi.

Il y a des souvenirs qui marquent à jamais.

Le 27 avril 1848, est le jour de l’abolition de l’esclavage en France.

 

N’oublions jamais que : l’esclavage est l’état d’une personne qui se trouve sous la dépendance absolue d’un maître qui a la possibilité de l’utiliser comme un bien matériel. Et que nul homme ou femme ne mérite un tel traitement.

L’asservissement, quel qu’il soit, la ségrégation quelle que soit sa nature ou sa forme doivent être suivis pour toujours de la mention : JAMAIS

Ce sont les raisons pour lesquelles nous devons préserver, entretenir, maintenir, prolonger le devoir de mémoire.

 

Ils ont accompli dignement, grâce à leur engagement et leur persévérance, un long chemin vers la liberté. »

 

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